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                                 La confiance, comment faire dans un monde virtuel ?
    

Depuis toujours, la confiance ne se décrète pas, elle s’acquiert et, aujourd’hui, le problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés tient dans le fait que, professionnellement et personnellement, nous échangeons, communiquons et commerçons de plus en plus de façon dématérialisée, c’est-à-dire dans un monde virtuel.
    
Alors que dans le monde matériel bons nombres de mécanismes et de procédures nous permettent de pouvoir accorder notre confiance à un document, une information ou tout autre support physique, dans le monde virtuel nous ne pouvons que très rarement utiliser ces repères.

Passer d’un monde réel à un monde virtuel
    
Dans le monde réel, de nombreux critères objectifs et subjectifs nous permettent, par exemple, de nous assurer de l’identité de notre correspondant, de son lieu de travail, de son appartenance à une entreprise ou une administration. Ces mêmes critères ne sont pas utilisables «en l’état» dans le cadre des échanges dématérialisés.
    
C’est ainsi qu’il est tout à fait possible, pour un pirate informatique, d’usurper une identité, la vôtre peut-être, d’intercepter des communications de type mail, voire de modifier le contenu d’un courrier électronique à votre insu ou celui de votre interlocuteur.
    
Actuellement, et ce sont les statistiques qui le montrent, dans le cadre des échanges sur internet, nous accordons plus facilement notre confiance à une «image de marque», à la réputation d’un produit, à une ligne de produits connue, à la réputation du vendeur ou à celle du concepteur.

Le recours à des 'tiers de confiance'
    
Pour établir une relation de confiance entre acteurs qui ne se connaissent pas, le recours à des 'tiers de confiance' a toujours été la solution privilégiée. Dès le Moyen Âge, les banquiers Lombards se portaient garants des billets à ordre qu’ils émettaient et qui étaient négociables dans toute l’Europe. Ils étaient de véritables 'tiers de confiance' dont l’intermédiation a permis les échanges de valeurs en tout point de l'Europe, même durant les nombreuses périodes troubles.
    
C’est en reprenant le principe séculaire du tiers de confiance appliqué aux échanges sur internet que des solutions dématérialisées à l’usage des entreprises, des personnes publiques comme des particuliers ont pu se développer.
    
Aujourd’hui dans l’univers de la dématérialisation, comme hier dans le monde du papier, les trois éléments qui caractérisent un véritable 'tiers de confiance' sont sa neutralité, sa pérennité et enfin sa légitimité.

Des tiers de confiance dans monde virtuel
    
Pour être neutre, le tiers de confiance doit avoir une fonction et un rôle sans aucun intérêt direct avec les clients et partenaires pour lesquels il est opérateur.
    
Pour assurer la pérennité du service, il doit pouvoir conserver les preuves des échanges et savoir les restituer à qui de droit lorsque cela est juridiquement utile, ce qui en terme de preuves peut aller jusqu’à plusieurs dizaines d’années.
    
Enfin la légitimité d’un tiers de confiance est issue d’une reconnaissance publique sous diverses formes comme, par exemple, la conformité à des critères juridiques et techniques.
    
Ces impératifs comportent des exigences fortes et vous comprenez donc aisément qu’il n’est pas possible de se proclamer «tiers de confiance» du jour au lendemain.
    
C’est ainsi que dans le monde internet, par exemple, le 'tiers horodateur' est le 'tiers de confiance' qui remplace l’ancien 'cachet de la Poste faisant foi'. De même, le 'tiers archiveur' joue le même rôle que les 'minutes du notaire' dans le monde réel.

Organiser l’avenir
    
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication représentent un formidable potentiel d’amélioration, de simplification et de rationalisation des procédures d’échanges tant pour le secteur privé que pour le secteur public. En un mot un facteur essentiel de productivité.
    
Les usages qui peuvent en être faits sont multiformes et il serait regrettable, pour notre avenir et pour notre compétitivité, de s’en priver. C’est pour cette raison que l’émergence de «tiers de confiance» référents est au cœur du développement des échanges dématérialisés. C’est l’une des conditions nécessaires au développement de relations solides et fiables entre tous les acteurs.
La confiance est et restera le fondement éternel des échanges et ce quelles que soient les technologies en usage.

Le 'tiers de confiance' clé de voûte de la '«chaîne de confiance'
    
Il faut bien l’admettre, l’information dématérialisée porte en elle-même des notions totalement contradictoires, en effet l'information numérique est par nature vulnérable car elle peut être détruite, amputée, falsifiée, plagiée, dupliquée et modifiée à l'infini.
    
De surcroît il est difficile de distinguer, en matière de dématérialisation, entre ce qui relève de l’original et de la copie, voilà pourquoi dans l’univers de la dématérialisation et d’internet, il est indispensable de trouver plusieurs intermédiaires tiers de confiance, indépendants de l’émetteur et du destinataire, qui assureront, à chaque étape, les contrôles et les services nécessaires pour établir et garantir la confiance afin de créer une véritable chaîne de confiance assurant globalement la sécurité et la confidentialité des échanges dématérialisés.
    
Bien sûr pour que la chaîne de confiance soit incontestable, chaque tiers de confiance se doit d’être neutre par rapport au service qu’il apporte et donc, de ce fait, avoir une fonction et un rôle sans aucun lien direct avec les échanges pour lesquels il est opérateur ainsi qu’avec les autres «tiers de confiance» de la chaîne de confiance globale qui va de l’émetteur au bénéficiaire, voire à l’archivage.



(c) Gilles de Chezelles
L'auteur joint la pratique aux idées en apportant des solutions de sécurisation et en créant des espaces de confiance au travers de l'association AeSigne (Association européenne de la sécurisation des échanges dématérialisés et de la signature électronique (www.aesigne.eu)), de la plate-forme de dématérialisation des marchés publics E-Jal (
www.e-jal.com) ainsi que d'une galerie d'échange pour les projets innovants (www.privatepatent.com).


              
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